À l'attention de Monsieur le Procureur de la République · Tribunal Judiciaire
Mémoire de synthèse
d'une partie civile
Récit structuré, nuancé et documenté des faits de piratage informatique, de surveillance clandestine, d'intrusions au domicile, de harcèlement moral et de menaces d'incarcération dont je suis victime depuis 2022.
Réfutation préalable
Je ne suis pas
une personne dangereuse.
Mise au point fondamentale, à lire avant toute autre considération.
Avant tout examen au fond, je tiens à réfuter formellement et sans détour le portrait que mon frère, Manuel Emmanuel Marciano, s'emploie à dresser de moi auprès des autorités, des médecins, des voisins et de notre entourage familial. Je ne suis pas une personne dangereuse. Aucun élément matériel, aucune décision judiciaire, aucun signalement de voisin, aucune main courante de police ne vient accréditer la thèse de ma dangerosité. Cette dangerosité n'existe que dans le récit que mon frère construit méthodiquement à mon encontre.
Sur la prétendue présence de dealers
Mon frère prétend que je serais suivie par des dealers et que ma présence chez notre mère exposerait celle-ci à un danger. C'est entièrement faux.Aucun dealer ne m'a jamais suivie, et il y en a encore moins aujourd'hui puisque je suis abstinente depuis ma cure de désintoxication à l'Hôpital de Saint-Maurice (décembre 2025 — janvier 2026), comme l'attestent les pièces P-14, P-14bis et P-14ter. J'ignore d'où il sort cette affirmation.
Sur le « dépannage » des 20 €
Je ne demande plus d'argent à mes parents — c'est précisément la grande crainte de mon frère. Lorsque j'ai dormi chez ma mère après une dispute conjugale, je lui ai demandé 20 € uniquement parce que j'avais oublié mon portefeuille. Mon frère a transformé ce dépannage anodin en accusation de « ruiner » notre mère. Une telle disproportion témoigne, à mes yeux, d'un rapport à la réalité fortement altéré.
Sur l'isolement organisé à l'égard de ma mère
Mon frère m'a fait passer pour quelqu'un de dangereux auprès des voisins de ma mère, en leur racontant que des dealers viendraient sur place à cause de moi. D'après ce qu'il m'a lui-même indiqué, ces voisins se seraient ensuite plaints à la mairie et auraient désormais consigne d'appeler la police s'ils me voient au domicile de ma mère. Je n'ai jamais reçu une seule visite de police, jamais une seule plainte. Il m'isole délibérément de ma mère, ce qui constitue selon moi un préjudice moral majeur, distinct et particulièrement grave, dont je sollicite formellement la reconnaissance. Cette stratégie d'isolement s'est accompagnée, dans la nuit du 8 au 9 mai 2026, d'un message écrit dans lequel il s'arroge le droit — qu'il n'a pas — de m'interdire l'accès au domicile de notre mère (pièce P-09).
État de santé de mon frère — précision livrée en conscience
Bien que cette information relève du secret médical et qu'il m'en coûte de la porter au dossier, je choisis de la communiquer en conscience, car elle me paraît indispensable à la juste appréciation de la situation : mon frère a été diagnostiqué bipolaire de type I avec accès maniaques et épisodes psychotiques, et il a effectué plusieurs séjours de plusieurs mois en clinique psychiatrique. Je ne formule ce point ni par revanche, ni par stigmatisation — la maladie psychiatrique ne disqualifie évidemment personne —, mais pour rétablir une symétrie d'information : depuis 2022, c'est mon diagnostic erroné de « sentiment de persécution » qui sert d'instrument pour me discréditer, alors même que le pôle accusateur dispose, lui, d'antécédents psychiatriques bien documentés et bien plus lourds. Cette dissymétrie d'instrumentalisation me paraît essentielle pour que la justice puisse apprécier équitablement les déclarations de chacun.
avant tout examen de mon dossier au fond. »
Chapitre I
Préambule
Une démarche de lucidité face à une situation complexe.
Monsieur le Procureur, Mesdames et Messieurs les Officiers de police judiciaire, je vous soumets ce mémoire afin de clarifier une situation qui, par sa complexité et sa durée, peut prêter à confusion. Je m'efforce ici de distinguer avec la plus grande rigueur ce qui relève de constatations matérielles documentées de ce qui relève de mon ressenti personnel.
Mon objectif est de démontrer comment une série d'actions coordonnées vise à me discréditer, à m'isoler et à me priver de ma liberté. Je suis pleinement consciente de la difficulté que représente, pour la justice, l'examen d'un dossier mêlant cybercriminalité, conflit familial et antécédents psychiatriques. C'est précisément pour cette raison que ce mémoire a été construit comme un document de travail rigoureux, structuré en volets distincts, accompagné de la mention explicite des pièces justificatives.
Je demande que l'on examine les preuves. »
Préjudice maternel
Trois années
sans voir ma fille.
Un crève-cœur que je ne saurais décrire.
Au cœur de toute cette histoire, il y a une douleur que je ne saurais décrire : je n'ai pas vu ma fille depuis plus de trois ans. Cette séparation est, à mes yeux, le préjudice le plus grave que je subis, et le pivot autour duquel s'organise toute la stratégie de discrédit dont je suis l'objet. Si l'on parvient à me faire passer pour une mère inapte, dangereuse ou paranoiaque, alors on peut justifier que je reste éloignée d'elle.
Reconnaissance honnête — un passé nuancé
Je tiens, devant la justice, à reconnaître les choses honnêtement : je n'ai pas été une mère parfaite. J'ai traversé des périodes de dépression profonde au cours desquelles il y a eu, de mon fait, des manquements. Mon beau-père a d'ailleurs tenu, pendant plusieurs mois, un journal consignant ces manquements — document dont la mémoire reste douloureuse pour moi. Je comprends, à partir de là, que la police et la justice aient pu se forger une image défavorable de ma maternité, particulièrement si l'on cumule à ce log les propos de mon frère Manuel et ceux du père de ma fille. Je perçois aujourd'hui une hostilité marquée des institutions à mon égard, hostilité que j'attribue pour partie à cette image construite de « mauvaise mère » — image que je voudrais aujourd'hui pouvoir, sereinement, contextualiser et corriger.
Le retrait de ma fille — 2022
Le jour où ma fille m'a été retirée en 2022, je faisais le pied de grue devant chez ma mère pour qu'elle me restitue le passeport de ma fille, car je savais que son père venait la chercher. La police a alors été appelée, et j'ai été admise sous contrainte à l'hôpital de secteur — précisément au moment où j'aurais dû pouvoir me battre pour la garder auprès de moi. Mon internement a rendu ce combat impossible. C'est dans ce contexte que ma mère et mon beau-père ont demandé que ma fille soit remise à son père. Je ne l'ai revue qu'une seule fois, quelques mois plus tard. Depuis, plus de trois ans se sont écoulés.
Garde légale 50/50 — garde physique aux États-Unis
Par la suite, je ne me suis pas battue pour récupérer la garde physique de ma fille : en termes de santé et de stabilité financière, je n'étais honnêtement pas en mesure de m'en occuper. Le juge américain nous a en revanche octroyé une garde légale partagée à 50/50, c'est-à-dire que je conserve l'autorité parentale conjointement avec le père de ma fille. À mes yeux, ce dernier va très probablement tout entreprendre pour obtenir une garde à 100 % — ce qui s'inscrit, selon ma lecture, dans la plainte contre X pour torture psychologiquecomme l'une des pistes les plus sérieuses. Voir également la section V — Pièces, partie « Pistes de la plainte contre X ».
Manipulation du récit familial
Mon frère Manuel parle régulièrement de moi devant ses propres enfants, qui sont en contact avec ma fille. Il y fomente des récits à mon égard, qui se diffusent ensuite jusqu'à elle. Mon ex-mari Aaron Kinzel — mentionné dans ma plainte contre X comme l'une des pistes possibles — tient lui aussi des propos très défavorables à mon égard devant notre fille, dans un contexte où il a souhaité conserver la garde exclusive et n'a, à mon sens, jamais accepté le retour de notre fille en France.
La parole de ma fille
Ma fille a aujourd'hui 14 ans et demi : elle est en mesure de parler et de discerner. Il est tout à fait possible que sa liste de doléances à mon égard reste, si je puis m'exprimer ainsi, décente — c'est-à-dire qu'elle reflète une réalité plus mesurée que le portrait construit par son père et son oncle. Je souhaite ardemment qu'elle puisse être entendue dans des conditions sérieuses et neutres.
Réfutation officielle de l'inaptitude maternelle
Le portrait de mère dangereuse ou inapte véhiculé par mon frère et mon ex-mari se heurte à deux faits institutionnels décisifs :
1. Les lettres de psychiatres et de psychologues qui m'ont suivie depuis 2021 (pièce P-13quater) attestent toutes, de manière convergente et continue, que je ne présente de danger ni pour moi-même ni pour autrui, et que je suis une mère apte.
2. L'enquête sociale diligentée en 2022. Cette année-là, j'avais amené ma fille au commissariat afin qu'elle se sente rassurée face aux événements étranges que nous vivions au domicile et dont elle était témoin — je voulais lui montrer que nous étions protégées. L'OPJ a néanmoins focalisé son attention sur la nervosité de ma fille (nervosité à mes yeux parfaitement compréhensible dans le contexte d'un poste de police), et une enquête sociale a été ouverte. Cette enquête a abouti à un non-lieu, ce qui constitue — institutionnellement — une attestation officielle d'absence de mise en danger.
Ces éléments étant posés, je sollicite humblement de la justice que la question maternelle soit examinée à partir des évaluations médicales et institutionnelles existantes, et non à partir d'un récit familial construit contre moi.
dans la dignité qui m'a été retirée. »
Note de transparence
Une démarche documentée
depuis des années
Mes pièces sont déjà connues d'un réseau d'autorités.
Je tiens à souligner que ma démarche n'est pas isolée ni récente. Depuis plusieurs années, dans l'ensemble de mes courriers adressés aux services de police et aux juridictions, je communique systématiquement les pièces probatoires en ma possession et je veille à mettre plusieurs autorités judiciaires en copie, par souci de transparence et pour créer une traçabilité institutionnelle.
Police judiciaire
Mme Choffat — OPJ
Commissariat de Saint-Maur-des-Fossés. Officier en qui j'ai confiance ; elle m'a invitée à déposer plainte au commissariat, mais je préfère commencer par saisir directement Monsieur le Procureur.
Tribunal judiciaire
Léa Bourdin — contrôleuse judiciaire (APCARS)
Transmission régulière par son intermédiaire des pièces aux instances judiciaires compétentes.
Juge des tutelles — Saint-Maur
Juge Gendre
Tribunal de proximité de Saint-Maur-des-Fossés. Mis systématiquement en copie de mes courriers depuis l'audience de 2024.
Juge des tutelles — Charenton
Nouvelle juge des tutelles
Juge des tutelles de Charenton-le-Pont, compétente sur mon lieu de résidence actuel, également destinataire en copie.
Si la formalisation de cette plainte au Procureur a pris du temps, c'est que je rassemble depuis de longs mois un volume considérable de preuves, et que mon souci de précision et d'exhaustivité m'a conduite à éprouver de réelles difficultés à clore ce travail. Ce mémoire de synthèse en constitue l'aboutissement.
Sommaire
Structure du dossier
Le dossier se compose de huit documents complémentaires accessibles ci-dessous. Chaque pièce répond à un objectif distinct.
Mémoire global
Synthèse complète des faits, classés par volets : technique (piratage), intrusions (torture psychologique), harcèlement judiciaire, mobile financier.
Mémoire d'urgence
Alerte du 9 mai 2026 — menaces d'incarcération directes, séquestration de courrier, témoignages de dangerosité, prise de conscience familiale.
Trame chronologique
Reconstitution datée des faits depuis 2022 : internement injustifié, audience devant le Juge Gendre, faits de piratage, escalade des menaces.
Pièces & preuves
Inventaire structuré des preuves matérielles : journaux Google, captures Dropbox, géolocalisations erronées, témoignages, messages de menace.
Témoignages
Quatre témoins indépendants : Richard Galpin et trois personnes ayant cohabité avec moi attestent du climat de harcèlement et de la réalité des faits.
Piratage informatique
Chapitre dédié au volet technique : intrusions sur mes comptes, domiciliation frauduleuse devant une mosquée à Mantes-la-Jolie, sessions Android inconnues.
Pièces de cœur
Annexe humaine du dossier : témoignage de Richard sur ma maternité, lettres médicales attestant l'aptitude maternelle, lien avec ma fille Lily.
En conclusion
Je sollicite l'examen rigoureux et bienveillant des éléments consignés dans ce mémoire.
Je demande qu'une expertise forensic soit ordonnée sur l'ensemble de mes appareils, que les témoins cités soient entendus, et qu'une protection me soit accordée face aux menaces d'incarcération frauduleuse formulées à mon encontre.